Une journée pour promouvoir la sécurité et la santé au travail.
Une journée pour rappeler que chaque année dans le monde meurent 2,2 millions de travailleurs dans le cadre de leur travail, à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, selon les chiffres publiés par le Bureau international du travail (BIT). Aussi, la veille de cette journée de mobilisation du samedi 28 avril, le syndicat LAB veut sensibiliser l’opinion publique mais aussi la Caisse primaire d’assurance-maladie de Bayonne en organisant une conférence-action devant ses locaux vendredi à 17 heures.
Deux idées passent par la tête de LAB.
La première, celle d’alerter de la nécessité d’avoir des chiffres pour le Pays Basque, puisqu’actuellement, les recensements de la santé au travail se font selon le découpage suivant : Basse-Navarre/Labourd/Seignanx, mettant à part la Soule dont les chiffres sont assimilés avec ceux du Béarn.
La seconde, celle de faire un point sur les différents secteurs représentés par le syndicat, à savoir l’éducation, le service public, l’industrie et enfin les commerces et services.
Secteur oublié
De tous, cette dernière section est peut-être la plus méconnue, comme l’explique Franck Hervé, délégué syndical LAB à Castorama et responsable pour le Pays Basque Nord de l’ensemble de la fédération commerces et services.
“Que ce soit le avec le gouvernement actuel ou avec le futur, on observera toujours cette continuité concernant la pénibilité au travail”.
Aujourd’hui, “les salariés du secteur commerce et services sont parmi les oubliés. Alors que les ‘têtes pensantes’ du gouvernement, dirigées par le grand patronat, mettent en place des études sur la pénibilité au travail, ce sont des millions de travailleurs qui vont être oubliés, puisque dans leurs esprits, le travail n’est pas bien difficile dans ce secteur”, explique le syndicaliste.
Difficultés auxquelles s’ajoute le travail le week-end et plus particulièrement le dimanche, depuis qu’a été votée la loi de 2009. “Nous avons des horaires très variables, et en plus on travaille le dimanche pour le plaisir d’une petite majorité.”
Sans compter que les arrêts maladies dans le secteur ne sont pas monnaie courante.
“Certains qui sont malades ne s’arrêtent pas car avec la carence de remboursement de trois jours pour les arrêts maladies, c’est une perte de 150 euros sur un salaire qui est déjà à peine plus élevé que le Smic”.
Autant de thèmes qui seront repris le lendemain dans les cortèges.
Troubles et maux au travail ne se font pas prier
Franck Hervé pointe du doigt la pénibilité du travail, y compris dans le secteur des commerces et des services, et énumère plusieurs maux bien connus des travailleurs. Les troubles musculo-squelettiques, les produits chimiques cancérigènes tels que le bisphénol A (que l’on retrouve sur les tickets de caisse), les positions inconfortables et/ou le travail debout causant à terme de sérieux problèmes de santé (tendinites, mal de dos et de cervicales, syndrome du canal carpien, stress), les charges physiques importantes de la manutention ou encore les ondes électromagnétiques dues aux nouvelles technologies.
A propos de ces dernières, il ajoutera que “personne ne veut d’une antenne relais à proximité de son foyer, mais comme ce fut le cas pour l’amiante, ce ne sont pas des faits anecdotiques et les travailleurs y sont confrontés toute la journée”.

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