Des milliers. Nous étions des milliers dans la rue, pour dire notre refus d'accepter les conditions de vie, de travail, que les tenants du pouvoir économico-politique entendent nous imposer.
Des milliers d'hommes et de femmes conscients qu'il fallait être là, sur le bitume, pour témoigner de notre détermination à faire cesser cette tragédie sociale qui se dessine et dont les éternels sacrifié(e)s du système auront à pâtir; les gens de peu, celles et ceux qui n'ont que leur force de travail pour gagner leur vie, leur pain quotidien.
Cette mobilisation majeure n'est pas la première, ni la dernière. Le rapport de force ne nous sera favorable qu'à la condition que la mobilisation se renforce et que s'expriment colère et dégoût de ces pseudo responsables politiques et économiques responsables de tant d'injustice et de chaos.
Mais cette belle journée de mobilisation ne nous fera pas oublier qu'une fois de plus le syndicat abertzale LAB a été à nouveau l'objet d'un apartheid syndical. Sous le prétexte que ce syndicat n'aurait pas signé un document condamnant la violence de l'organisation ETA.
Honte à ceux qui nourrissent la division des forces populaires. Honte à ceux qui se jouent des amalgames, des basses manoeuvres, pour protéger leur "pré carré", leurs privilèges et tenter de s'opposer au sens de l'Histoire.
Les assauts menés par le patronat et les forces économiques contre la classe travailleuse se multiplient, sont de plus en plus violents. Là est la violence suprême.
Celle qui décime nos familles, déstructure notre société, et engendre tant de malheurs.
Ne nous trompons pas d'adversaires. Ne soyons pas nos propres fossoyeurs, de grâce.
Le syndicalisme ouvrier digne de ce nom a pour premier devoir de défendre les intérêts des membres d'une classe qui, aujourd'hui plus que jamais, se trouve agressée.
Tout comportement, toute initiative, qui affaiblit cette action de classe est à dénoncer et à condamner.
L'entente, l'union et l'action déterminées des forces syndicales s'imposent. Ici comme ailleurs.
A bon entendeur...
29 janvier : Bazar en tête de manif
C'était peut-être un électricien surmené ou un cheminot mal aiguillé ou la rafale d'un ouvrier de l'armement de chez Dassault. Mais toujours est-il qu'en ce jour voulu unitaire, nos étudiants et lycéens se sont fait très sérieusement sermonner (pourrir la gueule en d'jeuns) par les patrons de la manif, sous un prétexte ahurissant : « il faut marcher plus vite » Après s'être fait haranguer tout le long du pont Saint-Esprit, les jeunes ayant accéléré ont, par curiosité, jeté un coup d'oeil en arrière pour mesurer l'étendue du cortège en ce jour si particulier. Et, là, ô stupéfaction ! La banderole intersyndicale qui les suivait, a entamé un demi-tour au beau milieu du pont Marengo pour reprendre les quais de la Nive côté grand Bayonne. Se faire dépasser par les organisations du passé ??
Les jeunes sont vexés mais restent déterminés et ont quelques petites choses à exprimer :
Aux 2 bonshommes qui tiennent plus du père fouettard que du père noël : « Non, vous ne nous ferez pas marcher au pas ! » Le message est bien reçu à l'avenir nous rejoindrons le ban des punis en fin de cortège !
Pour tous ceux qui voudraient consoler les étudiants et les lycéens vexés :
HYPERLINK "mailto:ikasi.irauli@gmail.com" ikasi.irauli@gmail.com
IKASI ETA IRAULI : JEUNE, REAGIS !
LAB ET LES AUTRES SYNDICATS
LAB, dans une mise au point, dément formellement qu'une proposition de la CGT lui a été faite. Le syndicat précise que « Ce qui est soi-disant proposé est en fait l'émanation d'un accord établi le 03 décembre 2008 lors d'une réunion entre la CGT, FO, la CFTC, l'UNSA et la CGC ».
LAB n'y était pas convié et la CFDT a refusé d'y participer contestant « le fait que cette rencontre ait lieu à Pau et parce qu'elle refusait qu'un préalable soit imposé à une organisation
syndicale pour un travail commun ».
En effet durant cette réunion un premier texte condamnant le terrorisme fut signé par les syndicats présents, un deuxième texte concernant la répartition des sièges de présidences et de
vice-présidences de 2009 à 2013.
Pour ce dernier texte « trois cases étaient restées vides : celle, en section agriculture, de la présidence en 2011 et de la vice-présidence en 2012 ainsi que celle de la vice-présidence de la section activités diverses, en 2011… Veut-on maintenant nous faire croire que ces cases vides étaient pour LAB ? » (LAB ayant été exclu de toutes décisions du début à la fin des tractations).
« Lors de l'AG des conseiller-e-s prud'homaux du 13 janvier, Rodolphe CARMOUSSE, au nom de la CGT, a à nouveau lu une déclaration condamnant le terrorisme, ce qui a ravivé la polémique et
donné ainsi un piètre spectacle au patronat présent ». LAB précise que « la plupart des élu-e-s salarié-e-s présente- s, dont bon nombre de la CGT, ont fait part de leur étonnement voire de leur colère face à une telle initiative qui constituait visiblement une initiative unilatérale… ».
Malgré tout, les élu-e-s abertzale indiquent que cela ne les a pas empêché de voter pour la CGT, la CFDT ou LAB pour certaines présidences et vice-présidences.
Suivant une de leur proposition du 20 décembre « qui respectait scrupuleusement la représentativité de chaque syndicat, à partir de résultats obtenus le 3 décembre. ». LAB rappelle qu' « aucun diktat ne (leur) sera imposé» et que l'énergie déployée pour les attaquer serait plus utile sur le front social face à la régression qu'impose le gouvernement et le patronat.
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