lundi 25 mai 2009

Au Pays Basque nord, comme en Pays Basque sud, pour un mouvement d'ampleur et durable !

par le Conseil de LAB d'Iparralde

Depuis des décennies et des décennies, les puissants de ce monde, les actionnaires des multinationales profitent du système capitaliste pour engranger des bénéfices sur le dos des travailleuses et des travailleurs.Aujourd'hui, brandissant la menace de fermetures d'entreprises ou de délocalisations, le patronat nous demande toujours et encore plus ! Non, nous ne paierons pas leur crise !! Le Pays Basque est lui aussi frappé de plein fouet par la conjoncture économique.:En Pays Basque Sud, les syndicats majoritaires, - ELA, LAB, ESK, STEE-EILAS, EHNE, HIRU- ont appelé ensemble à une grève générale le 21 mai. La grève générale a été largement suivie et des milliers de travailleurs et travailleuses se sont retrouvé-e-s sur les piquets de grève et dans les rues.Parmi ces syndicats, LAB souligne l'urgence de lutter contre la destruction de l'emploi et le chantage du patronat qui tire parti de la situation pour remettre en cause les droits acquis et précariser le conditions de travail et de vie. L'urgence de répondre aux politiques néolibérales appliquée par les administrations publiques qui font que les besoins essentiels de milliers de citoyen-ne-s et de familles ne sont pas couverts et qui aggravent la pauvreté et la précarité.En Pays Basque Nord, comme dans l'état français, après deux journées de grève ou les salarié-e-s se sont pourtant largement mobilisé-e-s, un mouvement d'ampleur et sur le long terme n'est pas à l'ordre du jour.Pourtant, le gouvernement, pressé par le MEDEF, continue ses réformes anti-sociales et la casse des acquis sociaux et des droits fondamentaux des salarié-e-s.Ainsi, les journées de mobilisation des 29 janvier et 19 mars ne seront pas les préliminaires d'un vaste mouvement !Pour LAB la journée du 26 mai prochain est un pas en arrière comparées aux deux journées précédentes .Au moment où la lutte devrait s'intensifier et se durcir, la “feuille de route” que l'on nous propose , ce sont des rendez-vous qui se situent à 12 h ou 18 heures !L'attente des 15000 personnes présentes dans les rues de Bayonne les 29 janvier et 19 mars n'est-elle pas toute autre?Le gouvernement qui joue la carte de l'épuisement, risque de gagner encore plus de terrain sur le mouvement social.LAB réaffirme qu'un mouvement d'ampleur, sur le long terme et construit pas à pas, est la seule démarche qui puisse amener une riposte à la mesure des attentes des salarié-e-s.Par conséquent, le syndicat LAB, qui a été de tous les journées de protestation et de grève, qui a toujours été présent dans les mobilisations précédentes, n'appelle pas cette fois-ci aux rendez-vous fixés pour le 26 mai par l'intersyndicale dont il est, nous le rappelons, toujours exclu.

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